« Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va «  Sénèque (philosophe romain de l’école stoïcienne 1er siècle après J.C)
 

Sur cette fin d’année comme beaucoup d’entrepreneurs (n’est-ce pas?) je dessine les grandes lignes de mon plan d’affaires pour l’année prochaine. Je ne manque pas d’idées mais je trouve intéressante cette synthèse de ce que près de 1000 dirigeants des plus grandes compagnies du monde ont exprimée. (Étude du conférence Board du Canada 2015)

5 défis majeurs sur lesquels tous vont concentrer leurs efforts et bâtir leur stratégie.

Le capital Humain

Le mettre en premier n’est pas innocent. C’est probablement le plus déterminant et le plus complexe. Qui doit faire quoi, comment, avec quelles ressources, avec quelle reconnaissance ? Comment augmenter l’engagement de chaque personne dans l’entreprise ? Comment gérer la fidélité de ses partenaires qui peuvent être sollicités facilement et qui élèvent leurs exigences ? On le constate partout et à tous les niveaux, les jeunes générations  n’ont plus les mêmes rapports au travail et à l’entreprise (si ce n’est pas la leur!). Ils souhaitent rarement ne vivre que pour le travail et ont de multiples centres d’intérêt. Sachons donc l’identifier et trouver les moyens de susciter leur motivation.

L’innovation

Ce n’est pas négociable. L’entreprise qui renonce à innover se condamne à long terme dans un marché ouvert. Cette priorité concerne tout le monde mais nécessite du jugement pour évaluer la rapidité et les investissements. Idéalement l’innovation doit être partagée par toutes les équipes  et doit s’élargir à des secteurs professionnels différents de son cœur de métier. Pour motiver les équipes, des organisations par projets permettent de se confronter positivement avec les structures classiques par métiers ou secteurs géographiques. L’innovation doit toucher les produits ou services mais aussi les technologies et les modes d’organisation.

La relation client

Peu de dirigeants pensent encore que le client n’est qu’une variable d’ajustement ou un coût d’acquisition. Le client est la source de tout et si l’on ne doit pas faire tout pour le client (cela pourrait coûter cher), on doit être tous pour le client. Les clients aussi changent très rapidement leurs habitudes. Leur fidélité est loin d’être acquise et ils sont demandeurs de rapidité et de performance. Les connaitre mieux grâce aux données de plus en plus nombreuses et accessibles, pour mieux segmenter sa clientèle et offrir ainsi des produits et des services personnalisés.  La culture client doit être partagée par tous les maillons de la chaîne…

L’excellence des opérations

Toute entreprise doit intégrer ce principe dans ses opérations. Cela signifie que la Qualité et la Productivité sont liées. Les très bons le sont dans les 2 domaines et les très mauvais aussi. Les systèmes d’amélioration continue sont maintenant bien implantés. Chaque entreprise doit le faire à son rythme et en fonction de ses objectifs mais nul ne peut rester stationnaire. Les processus d’affaires doivent être repensés et offrir la souplesse pour s’adapter aux contraintes. La participation active du personnel est indispensable et les efforts collectifs doivent être reconnus. Qui n’avance pas recule…

Le développement durable

Cet élément plus est plus récent dans la réflexion stratégique des dirigeants. Il n’en est pas moins important car les clients eux-mêmes mettent de la pression sur cet enjeu. Cela signifie qu’il faut équilibrer avec les enjeux financiers de l’actionnaire, les contraintes réglementaires imposées par les lois du pays, et considérer sa production de biens ou de services dans un environnement plus fragile qu’auparavant. Dans bien des domaines cela coule de source (énergie, automobile, agriculture) mais cela touche en fait toutes les entreprises pour peu qu’on y réfléchisse. Pour ma part, mon travail entraîne bien des déplacements qui augmentent mon empreinte carbone et je dois aussi intégrer cela dans mon plan d’affaires. Notre responsabilité est aussi importante en tant que travailleur autonome que celle des grandes compagnies.
François Deschamps