Arrivé à un certain niveau de développement le travailleur autonome  doit se poser la question de continuer seul, au prix de sacrifices de vie et de risques  d’engorgement,  ou de recruter des  ressources. Le but est de mettre les énergies et les ressources aux bonnes places. Souvent le créateur d’une petite entreprise sera le meilleur représentant commercial mais si ce n’est pas le cas il devra penser à déléguer cette fonction.

Il est vain de penser que l’on puisse tout faire bien et dans les temps. Il faut surtout distinguer dans quelle fonction vous êtes le plus payant, le plus apte à réussir vos objectifs. Déléguer ce n’est pas perdre le contrôle à condition de bien s’y prendre et surtout de savoir choisir les  collaborateurs. C’est un des rôles les plus difficiles mais aussi des plus  stratégiques.

Avant toute diffusion d’offre d’emploi, il faut prendre le temps d’évaluer correctement ses  besoins.

Ai-je besoin d’une ressource permanente ou temporaire ? Devra-t-elle nécessairement travailler dans un bureau ou le télétravail est-il envisageable ? Pourrais-je  partager cette ressource avec d’autres partenaires ou collègues ? Suis-je  capable de définir clairement   sa mission, ses objectifs et les critères de performance ?

Puis-je allouer une rémunération assez attrayante pour que cette personne reste avec moi plus que deux jours ?, Aura-t-elle une possibilité  d’évolution dans son poste et dans sa paye ? Son poste sera-t-il impacté par l’évolution de l’activité ?

Identifiez aussi les valeurs et les comportements  que vous attendez des candidats, pas seulement leurs diplômes ou compétences  techniques .La capacité à résister au stress, ou à communiquer avec les clients et les fournisseurs par exemple.

L’embauche d’un collaborateur est peut-être l’opportunité de changer vos propres méthodes de travail. Confier à une autre personne des tâches qui n’ont pas vraiment d’utilité oui qui pourraient être mieux faites grâce à la technologie n’est pas source de productivité.

Enfin, Il faut savoir que les générations les plus jeunes ( Y et après), n’ont plus les mêmes sources de motivation que les baby-boomers ou les X.. L’équilibre travail/vie personnelle est plus recherché, les avantages collectifs qui se font rares prennent plus de valeur et la rémunération seulement variable (commission) n’a plus vraiment son pouvoir attractif.

Sachez que personne n’a le pouvoir de motiver une autre personne, on peut simplement espérer offrir des conditions positives pour que la personne se motive elle-même. Mais soyons réaliste même dans ces conditions la fidélité à une entreprise ou un employeur n’est plus de mise aujourd’hui.

Alors dans le processus de séparation qui peut se produite entre vous et un collaborateur, ne culpabilisez pas mais soyez soucieux de respecter l’autre comme vous souhaitez qu’on le fasse pour vous.