Savez-vous que l’étymologie grecque du mot crise signifie, prendre une décision entre deux possibilités ?

Pourtant ce terme est utilisé dans des situations fort différentes. Beaucoup de Français attribuent encore à la crise financière des banques US de 2008, leurs difficultés à vaincre le chômage et leurs déficits. On évoque souvent une crise du marché pétrolier, des incessantes crises au Moyen-Orient, mais on parle aussi de la crise de nerfs de la voisine qui ne supporte pas le bruit des jeux d’enfants.

Pourquoi j’aborde ce sujet ?

Les personnes que je rencontre en coaching ou en conférence, me demandent souvent de les aider à réagir en cas de crise, qu’ils peuvent traverser eux-mêmes ou leurs clients.

Pour ma part, je leur conseille d’adopter une attitude de stratège optimiste. Dans l’industrie financière, nous savons depuis plusieurs décennies, que les marchés boursiers et d’autres (matières premières, immobilier) ont des mouvements à la hausse et à la baisse. Ces mouvements cycliques sont dus aux réactions et émotions des investisseurs. Doit-on parler de crise à chaque fois ?

Comment réagir dans un contexte de crise avec ses clients et avec soi-même…?

D’abord anticiper, en vous informant régulièrement sur les secteurs économiques qui vous touchent. Les choses arrivent rarement soudainement sauf pour ceux qui ne se préparent à rien. Ainsi, des plans B de secours peuvent être un exercice utile. La mise en place de changements est plus simple quand les choses vont bien que quand nous sommes au fond du gouffre. Analyser et prendre du recul assez rapidement, ne pas se fier aux gros titres des journaux et encore moins aux rumeurs du web. Il faut prendre la mesure des choses et de leur caractère durable. Mesurer le phénomène avant de vouloir le corriger. Communiquer rapidement car rien n’est pire pour un client inquiet, que le silence qu’il interprète comme de l’indifférence, voire de cacher l’ampleur du problème. Le but n’est pas seulement de rassurer mais aussi de rendre les choses moins émotives et plus rationnelles.

Mettre en place si nécessaire un plan d’actions pour atténuer les effets de la crise. Et surtout continuer de communiquer sur l’évolution de la crise qui inévitablement va s’estomper.

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En Chine, le mot Crise se traduit par cet idéogramme qui se dit wei ji dans le langage parlé. Alors il faut savoir à temps déceler l’occasion de revoir peut-être une façon de faire ou d’aller vers d’autres marchés potentiels.