La devise olympique, Citius, Altius, Fortius (« plus vite, plus haut, plus fort »), symbolise l’excellence : il ne s’agit pas de glorifier la performance ou la victoire, mais de donner le meilleur de soi-même, de progresser, de se dépasser au quotidien, sur le stade comme dans la vie. Cette devise n’a pas été créée par Pierre de Coubertin, mais par le père dominicain Henri Didon, prieur de l’internat Albert-le-Grand d’Arcueil.

Partant de cette devise universelle, j’ai relevé quelques exemples inspirés par ces champions qui nous font souvent rêver. Parfois magiques, parfois tragiques, leurs exploits et surtout leur préparation est transposable dans le coaching que je dispense a mes clients. Prêts pour le départ ? 3…2…1…Lisez !

Citius (plus vite)

Quel autre exemple que ce champion hors normes, surnommé l’Éclair ? Usain Bolt, le coureur de sprint jamaïquain, achève avec ces jeux de Rio une série de médailles et de records inégalée. Je n’entre pas dans le détail mais « seulement » 3 médailles d’or a 3 olympiades consécutives et des records du monde du 100m et du 200m  toujours invaincus.

Mais avez-vous remarqué cette apparente décontraction qui le fait sourire aux photographes avant la ligne d’arrivée, ou ce rire en ralentissant  notre champion canadien, André de Grasse, lors du 200m de qualification. Le charisme c’est quand on donne l’impression de facilité mais que l’effort est énorme. Il ne suffit pas de mesurer 6 pi 4, d’être jamaïquain et d’avoir de longues jambes pour devenir Usain Bolt. Le travail intense depuis son adolescence, et une préparation très sérieuse, alliés à un esprit de compétition hors du commun. Au cours de sa carrière, il a fait des choix en fonction de ses objectifs majeurs. Il a connu des années moins faciles et des problèmes de santé mais il est toujours prêt pour les moments importants comme les Jeux Olympiques. Son plan de match est très précis, il sait prendre du recul avant les moments importants pour arriver en forme. En 2011, Il a refusé de participer a un meeting de Zurich (Suisse) on lui proposait pourtant 200 000$ …

Ces jeux 2016 ont aussi révélé les exploits d’une jeune nageuse canadienne (16 ans) Penny Oleksiak qui pour sa 1ère participation a gagné 4 médailles en individuel et en équipe. Battant les records canadiens avec une facilité déconcertante elle a mérité sa place de porte-drapeau lors de la cérémonie de clôture. Pourtant je m’attarde plus sur la performance de l’équipe de natation (femmes et hommes) depuis l’arrivée de ce coach Ben Titley (39 ans) car il a su insuffler a ces jeunes pousses un état d’esprit gagnant qui s’est rapidement propagé dès le début des compétitions. Sur 27 nageurs sélectionnés 20 étaient a leurs premiers jeux. Autant dire qu’il est vraiment parti de rien pour construire cette équipe ayant rapporté 6 médailles et de nombreuses places en finale. Comme le dit le proverbe africain. Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin.