Altius (plus haut)

Avez-vous vu  ce concours spectaculaire du saut à la perche masculin ? Un champion français Renaud  Lavillenie a battu il y a quelques années le record du monde (6m16), détenu depuis longtemps par le russe Serguei Bubka. A ce titre, il se présentait comme grand favori de cette finale, avec toutefois de bons prétendants comme notre canadien Shawnacy Barber.

Très sur de lui, très concentré et un peu taciturne le favori réussissait tous ses sauts au premier essai  sans difficulté apparente, mais en fin de concours et contre toute attente un jeune athlète brésilien avec une audace inouïe réussit un saut victorieux qui lui donna la médaille d’or sous les acclamations bruyantes de tout un peuple. Thiago Braz venait d’améliorer son record personnel de 10 cm !

Oui, il faut parfois tenter l’impossible et déjouer tous les pronostics. D’autre part rien n’est jamais acquis d’avance ni en sport, ni en business.  Et surtout il faut savoir accepter et digérer la défaite, ce que le champion français n’a pas su faire en incriminant le public, l’organisation et autres excuses…Lors de la remise des médailles sous les huées du public Renaud Lavillenie reçut sa médaille d’argent en pleurant.

Une belle image d’olympisme et de solidarité. Pendant la difficile course du 5000m féminin, une coureuse néo zélandaise fit une chute qui entraina celle de sa concurrente américaine. Celle-ci plutôt que de poursuivre sa course en se relevant, aida plutôt la malheureuse qui ne pouvait plus courir. Ensemble, elles finirent donc cette course loin derrière les performances mais en toute solidarité, sous les acclamations du public. Émus par ce geste si rare, les arbitres officiels décidèrent de leur donner accès à la finale malgré leur temps non qualificatif.

Ainsi, Nikki Hamblin et Abbey D’Agostino resteront pour longtemps dans la mémoire du public sans avoir gagné de médailles ni de records. C’est aussi une leçon à méditer. La compétition ne justifie pas tout et l’attitude d’entraide est une valeur « payante ».

Fortius (plus fort)

Une des images choc de ces J O fût celle du jeune gymnaste français (26 ans) Samir Ait-Saïd.

En plein possession de ses moyens, il s’élança pour le saut et se blessa très gravement en retombant. Double fracture tibia-péroné, son entourage et ses concurrents avaient du mal à soutenir le regard.  Ce champion en progression n’avait pu participer aux JO de Londres 2012 pour raison de …blessure au genou. Ainsi, face à ce nouveau coup du destin, plutôt que de se décourager et se lamenter, Samir après son opération réussie, brandissait son plâtre bleu-blanc-rouge en affirmant. Maintenant je vais préparer les prochains jeux de Tokyo en 2020 avec énergie. En toute circonstance chaque échec contient en lui les sources du futur succès et ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort !

Les Jeux Olympiques organisent aujourd’hui des dizaines d’épreuves sportives avec des niveaux de difficulté différents. L’une des plus difficiles épreuves est sans nul doute le 50 km marche. Il s’agit non seulement d’aller vite mais de ne pas …courir. Le record du monde est détenu par un autre français, Yohann Diniz et sachez que cela représente une marche à 15 km/h soit à peu près trois fois le rythme d’un marcheur moyen. Ce coureur a connu bien des difficultés lors des JO précédents (chutes, disqualifications, malaises), en gagnant par contre de nombreuses courses mondiales ou européennes.

Pour Rio, il se disait que ce serait LE bon moment pour remporter la médaille d’or. Après plus de 30 kms il se mit à souffrir de problèmes gastriques qui l’obligèrent  à s’arrêter. Il disait lui-même ne plus savoir dans quel sens repartir tellement la douleur le troublait. Mais après quelques soins et l’encouragement du coureur canadien,  il reprit sa course et finit 8ème ce qui dans les circonstances était tout un exploit. On sût après la course qu’il était déjà malade la veille mais que rien au monde ne l’aurait fait renoncer à la compétition.  Ne jamais lâcher et rester toujours plus fort….