Connaissez-vous cette vieille série américaine des années 80 avec Stéfanie Powers et Robert Wagner ? Non ? Cela n’aucune importance, son titre me permet d’aborder un sujet qui m’est cher.

On entend souvent le dicton « Qui ne risque rien n’a rien ». Ce n’est pas toujours vrai, mais je constate que les sociétés dans lesquelles la prise de risque n’existe pas ou a disparu, ce sont des sociétés sans croissance, sans joie de vivre et sans perspective. Rappelons-nous ceux qu’on appelait les pays de l’Est qui avaient instauré un régime socialiste autoritaire. En échange d’une  sécurité financière minimaliste, leurs habitants n’avaient aucune possibilité de prendre des risques, d’entreprendre, de sortir du carcan étatique. Ainsi, chaque jour ressemblait au précédent et l’ennui a fini par devenir insupportable.

On peut encore l’observer tout près de nous à Cuba qui, peu à peu, se libère et laisse un peu de marge de manœuvre à son peuple si débrouillard et résilient. Très rapidement, des secteurs de l’économie se mettent à pousser comme nos gazons après le dégel.

Dans les définitions du dictionnaire et le langage courant on associe souvent le risque à des évènements négatifs; un risque de collision, un risque d’avalanche, etc. On dit rarement «j’ai un risque de gagner à la loterie» ou «je risque de  rencontrer l’âme sœur au cours d’une soirée».

Pourtant, cette notion de risque qui est la base même du métier d’assureur, est un moteur positif du développement. Aujourd’hui encore, on constate que certaines régions du monde ont du mal à prendre et laisser leurs acteurs économiques prendre des risques. C’est là aussi qu’on rencontre peu ou pas de système d’assurances.

Prendre des risques pour un entrepreneur au sens large, c’est la base même. Si on n’a pas un tant soit peu ce goût du risque ou une capacité à en assumer les conséquences, il est préférable de rester dans le cadre d’un travail à salaire, une protection relative de son emploi et des assurances sécurisantes.

Le risque est alors d’attendre longtemps ce privilège, qui subsiste encore pour quelques-uns mais se fait de plus en plus rare.

Pour ma part le fait de prendre des risques calculés est une source d’inspiration et de plaisir parfois, car il ne faut pas voir que l’aspect négatif. Bien des satisfactions découlent de décisions audacieuses.

*Le Québec compte environ 600 000 travailleurs autonomes en 2016, et même si la progression n’est pas aussi rapide que dans d’autres provinces comme l’Ontario, cela représente environ 15% des emplois.