Avec ce titre un peu provocateur, je veux surtout souligner l’ampleur d’une révolution tranquille mais qui entraîne des changements profonds dans notre vie économique et sociale.
L’essor des  femmes en affaires, quel que soit le type d’affaires, ne date pas d’aujourd’hui. La plupart des pionnières ont commencé leur action dans les années 80-90. Ce qui est notable aujourd’hui c’est une certaine maturité de ce phénomène qui ne cesse de s’amplifier dans toute la province mais aussi tout le Canada et dans beaucoup de pays. On parle souvent de la croissance forte  en Afrique, il faut savoir qu’elle est alimentée essentiellement par des femmes qui créent tous les jours de nouvelles entreprises.
Au Québec, on ne compte plus les associations provinciales et régionales qui facilitent le réseautage des femmes entrepreneures, mais c’est encore plus important dans d’autres provinces. Et remarquez que c’est dans les places les plus prospères et créatrices d’emplois que les femmes sont les plus nombreuses. Réseautage certes, mais aussi du financement participatif, des échanges d’idées ou des coopérations plus développées.
On peut se poser la question ; Qu’ont-elles  de plus ou que font elles autrement que les hommes pour obtenir souvent de meilleurs résultats ?
Avec mon expérience de coach et de conférencier j’ai le plaisir d’intervenir auprès de publics féminins qui acceptent, je vous rassure, la présence et l’échange avec de modeste représentants du genre masculin comme moi.
Elles sont plus aptes au réseautage sincère, à la coopétition (qui se différencie de la compétition) et sont généralement très bien organisées. Le fait d’avoir à gérer plusieurs agendas en même temps et d’être plus pratico-pratiques que beaucoup d’hommes leur donnent quelques avantages. D’autre part elles génèrent de l’innovation car elles sont souvent assez jeunes en affaires.
L’effort souvent important que certaines ont dû fournir pour se hisser dans ce monde des affaires encore majoritairement masculin, leur a donné une pugnacité, une volonté de faire, et non de fer. Car plus je les rencontre plus je m’aperçois aussi qu’elles savent garder  leur générosité, et un bon équilibre entre l’émotion et le rationnel.
Pour conclure une citation de Diane Von Fürstenberg, créatrice de mode belgo-américaine mondialement connue
«  Je ne savais pas ce que je voulais faire mais je savais quelle femme je voulais être »