Au lendemain de cette fête de Pâques si importante pour le chrétien et partagée aussi par tous pour repartir du bon pied en fin d’hiver, je souhaite partir de la résurrection du Christ que les chrétiens reconnaissent comme l’évènement fondateur de leurs religions.
Cette renaissance se concrétise pour beaucoup par la difficulté à surmonter certaines épreuves de la vie. Tout un chacun peut être confronté depuis l’enfance à des traumatismes physiques ou psychiques qui peuvent même être répétés parfois.
Le décès prématuré d’un proche, un accident grave, un  licenciement en fin de carrière, des harcèlements à l’école, des violences physiques subies, une séparation douloureuse, un stress lié à la surcharge de travail, un échec commercial majeur,…en voulez-vous d’autres ?
Avec ces épreuves une force interne nous pousse à vivre et ce que certains, comme le psychiatre Boris Cyrulnik, appellent la résilience, se met au travail. Comme il le dit lui-même ;  « Personne ne prétend que la résilience est une recette de bonheur. C’est une stratégie de lutte contre le malheur qui permet d’arracher du plaisir à vivre, malgré le  murmure des fantômes au fond de sa mémoire. »
Après une période de deuil variable en fonction des faits et des personnes qui les subissent, la vie doit reprendre ses droits. On peut bien sûr se faire aider par l’entourage d’abord, les amis, les personnes ayant vécu les mêmes épreuves. Des coaches  peuvent aussi grâce à leur expérience et leur lucidité être très utiles pour accompagner.  Mais il s’agit tout de même d’un chemin personnel que doivent emprunter les victimes de l’adversité. S’ouvrir aux autres, voir le bon côté des choses même si c’est difficile, et surtout être patient car la résilience ne s’accomplit pas en quelques jours.
Le plus souvent je rencontre des personnes qui connaissent des ruptures  dans leur carrière professionnelle et hésitent par manque de confiance à franchir les étapes de reconquête.  En leur faisant partager mon expérience et celles de certains clients (en tout confidentialité bien sûr) je suis heureux de voir leur « résurrection » s’accomplir.
Alors quand sera revenu le temps de Pâques avec ses réjouissances terrestres, le chocolat, la réunion familiale avec les enfants, le gigot d’agneau, les messages de paix, je ne pourrais m’empêcher de penser à ces personnes qui doivent continuer sur le chemin vital et faire renaître leurs espérances.