Connaissez-vous l’Estonie ?  Non, il ne s’agit pas d’un pays imaginaire de Tintin le reporter, ni d’une maladie tropicale. L’Estonie est un jeune pays balte au nord de l’Europe qui s’est développé après la dislocation de l’URSS dans les années 90.
Partant d’une bureaucratie lourde et inefficace, les dirigeants de l’époque ont décidé de doter ce pays d’environ 1,3 million d’habitants, d’infrastructures modernes et numériques dès  sa reconstruction. Avec des efforts continus, ce pays devient aujourd’hui le leader européen et même mondial sur certains points des pays numérisés. Que ce soit pour l’administration fiscale, le vote des citoyens ou toutes les modalités de paiement, les citoyens estoniens ne s’embarrassent pas de paperasses et de délais inutiles. C’est  à une véritable disruption d’un État au complet que nous assistons.
Des facteurs gagnants dans cette réussite ?  Toute la classe politique y compris le Président de la république a donné l’exemple et impulsé le mouvement. Les infrastructures de très haut débit sont performantes et accessibles à  tous. 90% des citoyens ont une carte d’identité numérique qui leur permet d’accéder aux services des plateformes. Les dossiers médicaux sont numérisés et archivés, et l’accès   à toutes ces données est fortement sécurisé.
Pour accompagner et améliorer ces évolutions, le codage informatique et les notions de base des métiers technos sont enseignés à l’école primaire !
Notons que depuis quelques mois, l’Estonie attire encore plus l’attention du monde avec son programme  E Residency.  Il propose à n’importe quel entrepreneur dans le monde, d’obtenir une carte de résident l’autorisant à exercer des activités commerciales en Estonie sans y habiter physiquement. Ainsi, quelques Québécois ont eu l’occasion d’aller se procurer à  l’ambassade estonienne d’Ottawa leur sésame numérique. L’objectif de l’Estonie est d’atteindre d’ici à 2025 plus de 10 millions de résidents dans ce programme. N’en doutons pas l’Estonie et quelques autres pays européens proposent un projet novateur aux pays du monde entier. Reste  à y réfléchir et se lancer.
Pourquoi pas au Québec ?