Qui que vous soyez, votre activité, votre travail est destiné à un client. Entendons-nous déjà sur le caractère élargi de cette notion de client. Certains le nomment ; usager, bénéficiaire, service interne, administration, consommateur, et bien d’autres. Il s’agit d’une personne ou une entité pour laquelle vous devez livrer un produit ou une prestation de service, quel que soit le mode de paiement en retour.

Depuis quelques années nous assistons à la multiplication des d’outils d’évaluation et ainsi de comparaison dans différents domaines.

Les secteurs de l’hôtellerie-hébergement, de la restauration, les sites touristiques, mais aussi les producteurs manufacturiers sont habitués à ces notes et commentaires que leur attribuent les clients. Qu’il s’agisse de l’avis de clients réguliers et fidèles, ou de ceux qui n’ont eu qu’un seul contact commercial, ils doivent composer avec et réagir en cas de commentaires négatifs.

L’utilisation de ces données peut même parfois leur donner des avantages concurrentiels et certains utilisent ces notations dans les publicités médiatiques.

La notation en tant que tel, donne une information précieuse au fournisseur, même si elle peut parfois être infondée. Dites vous bien à quel point vous êtes chanceux qu’un client s’intéresse suffisamment à vous pour prendre le temps de vous noter ou de vous faire un commentaire. La grande majorité des clients et en particulier les insatisfaits, ne prend pas cette peine. Elle va acheter ailleurs…La pire des notes c’est le silence.

Ainsi avec le développement du numérique dans l’économie, certains secteurs auraient fort à gagner en réfléchissant aux outils d’évaluation. L’arrivée de la concurrence peut être un moteur efficace pour accélérer la réflexion. Le  secteur du taxi pourrait vous en parler.

Mais peut on l’envisager aussi pour des secteurs professionnels encore « épargnés » tels que les médecins ou praticiens du secteur, les agents d’immeuble, les conseillers en assurance, en placements, les notaires, avocats, enseignants ? Qui d’autre ?

Si l’on considère l’évaluation objective et déontologique, comme un instrument d’amélioration, alors il n’y a pas de raison valable de l’écarter a priori. C’est simplement l’un des moyens de vérifier la qualité perçue de son travail et de ne pas donner l’impression qu’on a peur de ses clients !